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Steam in China, February 2019

Sandaoling 

by Grégoire Brossard

For English speakers : I’m not able to be as accurate in English as I would like, It’s easier to me to write a trip report in my mother tong and it’s interesting for French readers to have one trip report in their language. Of course you can use a web translator.

Préparatifs :

Comme nombre d’entre vous, la programmation de ce voyage ne se fait pas sans nombre de questions auxquelles Dave Habraken et Roger Croston ont répondu pour moi. Compte tenu de la situation délicate au Xinjiang en ce début d’année 2019, la décision de prendre un guide semblait de plus en plus évidente au fur et à mesure que les préparatifs avançaient. Sur les conseils de Roger, j’ai pris contact avec le célèbre Jun qui a accepté de me guider pendant 8 jours. Ses services se révèleront exceptionnels et je ne peux que le recommander à mon tour. 

Mon voyage tombait durant les dates du nouvel an chinois (31 Januari - 7 Februari 2019). Ce dernier n’impacte pas les circulations ferroviaires.

L’obtention d’un VISA chinois n’a pas posé de problème particulier à Paris. J’ai passé deux jours à Pékin pour profiter un peu de la capitale avant de prendre de nouveau l’avion pour Hami.

Arrivée à Sandaoling : 

Arrivé très en avance au T3 de Pékin, j’ai fait face au grand nombre de voyageurs chinois partant dans leur famille pour le nouvel an, il faut en tenir compte si vous voyagez à votre tour à cette période. Le vol s’est bien déroulé. A l’aéroport, les policiers m’ont demandé mon passeport puis je les ai suivis dans leur bureau pour un long interrogatoire. La présence sur mon passeport de tampons marocains semble ne pas avoir aidé à détendre l’atmosphère. Ils ont toujours été aimables et courtois. Il faut faire de même, sourire et tout se passera bien. Ils semblaient par moments avoir toutes les peines du monde à lire mon passeport, me demandant quel en était le numéro ou les dates de validité… Au final, j’ai pu rejoindre le taxi affrété par Jun pour me ramener à Sandaoling. Un check point nous a arrêté 10 minutes mais nous avons pu arriver à destination en 1h40.

Logistique du séjour :

J’ai séjourné au Sanhe Hotel (Sanlu hotel sur Google Maps) que Jun a réservé pour moi. Il est idéalement placé pour accéder au réseau minier situé à moins de 5 minutes de voiture. Il est certain que son niveau de confort n’est pas exactement celui d’un hôtel européen – literie dure, confort spartiate, salle de bain dans un état moyen – mais contrairement à d’autres, j’ai toujours eu de l’eau chaude donc pas de problème !! Chose rarement évoquée, certaines banques du centre-ville acceptent les cartes VISA occidentales, il est donc possible de vous procurer de l’argent sur place si besoin (mais préférez prendre des précautions !). Jun prenant en charge les repas, je n’ai pas eu à me soucier de l’endroit où manger et les restaurants en ville sont nombreux ; attention, ceux-ci ferment le jour du nouvel an ! La frénésie sécuritaire a amené les lieux chinois recevant du public à se doter de portiques à rayons X et de détecteurs de métaux, ils sont rarement utilisés. Les températures ont oscillé entre -15/-20°C tôt le matin et +5°C en milieu d’après-midi. Il fallait donc bien se couvrir mais nous étions loin des journées entières absolument glaciales des mois de décembre et janvier. Le soleil a brillé tous les jours, alternant parfois avec quelques passage nuageux sans grand impact sur le ressentis global.

Circulations ferroviaires et réseau minier :

Nous nous rendions chaque matin à Dongbolizhan pour le changement d’équipe. En règle générale, trois locomotives venaient à cette occasion sauf un matin qui n’en a vu que deux. Ces trois machines effectuaient les rotations entre le “blue loader” et la laverie ou le “loading point”. En fonction des voies et modes de chargement des rames au blue loader, nous avons observé un pic de circulation entre 16H et 19H (au-delà, faute de lumière, nous ne restions pas). Les rames sont soit remplies par le chargeur lui-même – temps de chargement de l’ordre de 35/40 minutes - soit par un buldozer – plutôt 1h20/30. Il n’était pas rare de voir une rame vide stationner à l’entrée de la mine pour attendre la fin du chargement de la rame précédente. Nous n’avons observé que deux fois en huit jours le chargement simultané de deux rames. Tout dépend donc de la vitesse et du mode de chargement. Ce n’est pas parce que vous avez plus de trains dans le circuit qu’il y a plus de circulation. Environ deux trains sur trois se rendaient à la laverie, l’autre allant au loading point ; mais cette observation demeure aléatoire. 

Nous avons été opportunistes sur la ligne de Yijing et Erjing, profitant de la présence d’un train montant aux mines pour nous y rendre également. Nous n’avons observé qu’un seul train allant jusqu’à Yijing et desservant également Erjing. Erjing est plus souvent desservie. Les rames, longues et chargées au buldozer mettent plus de deux heures à repartir pleines lorsqu’elles arrivent à Erjing.

Malheureusement, le faisceau de Nanzhan est interdit d’accès de même que les ateliers de réparation des machines, depuis le 01/01/2019 « sine die ». Il ne s’agit pas d’enfreindre ces interdictions au risque de se voir reconduit manu militari aux frontières de la province… ou à celles du pays !

Relation avec les équipes et les autres photographes :

Jun a largement facilité les relations avec les équipes chinoises sur le terrain et a facilité la visite d’une cabine au milieu du séjour. Dans l’ensemble, tout s’est très bien passé et j’ai été impressionné par le sang-froid des agents qui se font photographier tous les jours pendant des mois tous les matins à Dongbolizhan. En fin de séjour, l’une des équipes m’a proposé une balade en cabine, le prix global négocié avant la montée s’est ensuite révélé être le prix à payer par personne. Ils ont ensuite insisté pendant tout le trajet pour avoir cette somme que je n’avais pas sur moi (ce qui a rendu l’expérience moins amusante et donc presque frustrante). En somme, si vous ne parlez pas couramment chinois, laissez votre guide négocier pour vous. Je ne peux pas blâmer les agents qui essayent d’améliorer leurs revenus alors qu’ils savent que la mine s’arrête bientôt. C’est le jeu, à vous de voir si vous jouez avec eux.

Ma visite étant plutôt tardive pour la saison 2018-2019, je n’ai pas beaucoup vu de groupe. A noter, un groupe de Hong-Kong, avec qui les relations ont été cordiales. 

Retour :

Retour sans encombre, passé le petit contrôle à la sortie de Sandaoling, l’aéroport a été rejoint en 1h30 et j’ai pu prendre mon vol retour sans problème. Je n’ai pas eu, comme Dave Habraken, de pesée de mon sac photo à l’enregistrement (alors que celui-ci est gros et donne l’image d’un sac lourd). A Pekin, le changement d’aéroport s’est fait sans problème à l’aide du bus inter-terminal.

PHOTOS 

Si vous souhaitez voir les photos prises durant ce séjour ou encore me contacter pour des informations plus ciblées, rendez-vous ici : 

http://gregontracks.com/portfolio-item/sandaoling-le-chant-du-cygne/ 

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